04/03/2010

Année Matteo Ricci : Rendez-vous avec Benoît XVI en mai prochain

      
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Année Matteo Ricci : Rendez-vous avec Benoît XVI en mai prochain


La cause de béatification du génial jésuite est relancée .


ROME, Lundi 1er mars 2010 (ZENIT.org) - Benoît XVI saluera à nouveau le 400e anniversaire de la mort du génial Matteo Ricci, s.j., lors de l'audience qu'il accordera au diocèse de Macerata - diocèse natal du P. Ricci - et aux membres de la Compagnie de Jésus, le 28 mai prochain. La cause de béatification du jésuite, « ami » des Chinois, est relancée.

On se souvient qu'en mai dernier, le pape a adressé un message à l'évêque de Macerata, Mgr Claudio Giuliodori, pour marquer cet anniversaire. Le pape y souligne notamment l'importance de l'œuvre de Matteo Ricci aujourd'hui, dans le dialogue de raison entre les cultures et pour l'inculturation de l'Evangile.

L'audience a été annoncée ce matin au siège de Radio Vatican à l'occasion de la présentation de deux nouveaux événements marquant le 400e anniversaire de la « naissance au Ciel de Matteo Ricci » : deux congrès internationaux.

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http://zenit.org/article-23649?l=french
 

 IVe centenaire
de la mort
de Matteo Ricci
à Pékin

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Le pape Benoît XVI a envoyé un message le 18 mai 2009 à Mgr. Claudio Giuliodori, Évêque de Macerata-Tolentino-Recanati-Cingoli-Treia  (Italie) à l'occasion des différentes initiatives pour la célébration de IVe Centenaire de la mort de P. Matteo Ricci de la Compagnie de Jésus (Pékin, 11 mai 1610) originaire de ce diocèse italien.

Mateo Ricci est né à Macerata le 6 octobre 1552, dans les Marches, non loin de Lorette. Le pape y écrit qu'après 28 ans passés en Chine "Matteo Ricci était doté d'une foi profonde et d'un génie culturel et scientifique extraordinaire. Il a passé de longues années de son existence à tisser un dialogue profitable entre l'Occident et l'Orient, en menant, en même temps, une action incisive d'enracinement de l'Evangile dans la culture du grand peuple de Chine. Son exemple est encore aujourd'hui un modèle de rencontre entre les civilisations européenne et chinoise".

Benoît XVI salue en lui "un ministre de l'Eglise obéissant" et "un messager de l'Evangile du Christ intrépide et intelligent".

"En parcourant son intense activité scientifique et spirituelle, on est frappé par sa capacité innovante et particulière de s'approcher, dans un respect total, des traditions culturelles et spirituelles chinoises.

"Cette attitude a caractérisé sa mission tendant à rechercher une harmonie possible entre la civilisation chinoise noble et millénaire et la nouveauté chrétienne, ferment de libération et d'un authentique renouvellement de toute société, parce que l'Evangile est un message universel de salut destiné à tous les hommes quel que soit le contexte culturel et religieux auquel ils appartiennent. Son apostolat a été aussi rendu original et, pourrait-on dire prophétique, par la profonde sympathie qu'il nourrissait pour les Chinois, pour leur histoire, pour leur culture et leurs traditions religieuses".

Son "Traité sur l'amitié" (De amicitia Jiaoyoulun) "remporta un large succès dés sa première édition à Nankin en 1595". Le pape y voit un "modèle de dialogue et de respect pour les croyances d'autrui". Car le P. Ricci "a fait de l'amitié le style de son apostolat".

Le P. Ricci, souligne encore le pape, a ainsi mis en pratique "une méthodologie, si l'on peut dire, scientifique, et une straté gie pastorale fondées d'une part sur le respect des sains usages du lieu, que les néophytes chinois ne devaient pas abandonner en embrassant la foi chrétienne, et d'autre part sur la conscience que la Révélation pouvait les mettre encore plus en valeur et les compléter... Il a imposé ce prévoyant travail d'inculturation du christianisme en Chine, en recherchant une constante entente avec les savants de ce pays".

En 2007, à l'occasion d'un colloque organisé à Macerata, Benoît XVI avait déjà souligné que le P. Matteo Ricci a été un « précurseur » du lien d'amitié entre la Chine et le christianisme.


Tombe de Matteo Ricci à Pékin

Rappelons qu'en 2001, à l'occasion d'un colloque à l'université grégorienne, alors que d'autres rencontres se déroulaient à Pékin, le pape Jean-Paul II avait cité le traité sur l'amitié en rappelant que l'Église ne réclame aucun privilège mais veut construire avec la nation chinoise une amitié "fondée sur le respect mutuel et sur une compréhension plus profonde".ricci4

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Il avait ajouté : "La Chine et l'Eglise catholique, sous des aspects certainement différents mais qui ne sont en aucune façon opposés, se trouvent historiquement parmi les plus anciennes "institutions" vivantes et actives du monde : toutes deux, bien que dans des domaines différents - politique et social, pour l'une, religieux et spirituel, pour l'autre -, comptent plus d'un milliard de fils et de filles".

Source : Anita S. Bourdin pour Zénit

La  suite :

http://www.jesuites.com/histoire/chine/ricci.htm

http://www.testimoni.org/2010/02/13/matteo-ricci-reste-dans-la-memoire-des-chinois/

http://212.77.1.245/news_services/bulletin/news/23881.php?index=23881&lang=fr

http://www.chine-informations.com/guide/chine-matteo-ricci_1204.html

http://www.jesuites.com/missions/hors_frontiere/ricciparis.htm

http://www.jesuites.com/communautes/carteprovince.htm

à suivre .......... 

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