28/06/2010

"Benoît XVI est le pape des occasions manquées"(2)

 

J'appartiens

à la génération « Pie XII ,

 

la génération actuelle ne peut même pas

concevoir ,ce que c'était

l' Église Catholique Romaine ,

à cette époque ?


Face à l'Église insipide ,soporifique et démissionnaire de Benoit XVI ?


Benoit XVI pitoyable dans ses erreurs ! ,qui de crainte de déplaire aux Juifs n'a pas hésité à laisser calomnier de manière honteuse la mémoire de Pie XII ?

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Pie XII ,qui ne craignait pas de se f aire détester ,seul les Catholiques et l'humanité ,le message de Jésus-Christ ,dont l'Église Catholique Romaine est la dépositaire et la gardienne sacrée ,


étaient les valeurs les plus importantes ?


Et plus de cinquante après sa mort ,il est toujours victime de sa détermination de fidélité à Jésus-Christ ?


Et je ne peux ,que sourire ,


que des gens dont les parents n'étaient même pas né à la mort de Pie XII,


font des commentaires débiles sur la « conduite » de Pie XII ?


Voici un témoignage sur Benoit XVI ......?

"Benoît XVI est le pape des occasions manquées"

Alors que les scandales n’ont cessé d’éclabousser l’Eglise ces derniers mois, le JDD a rencontré chez lui, en Allemagne, le théologien Hans Küng. Un homme de foi et de conviction en qui ses partisans voient l’un des "sauveurs" de l’Eglise.

Il aime se présenter comme le "frère ennemi" de Benoît XVI ou "son meilleur ennemi", au choix. Hans Küng, 82 ans, se tient droit derrière la baie vitrée de son étrange maison cubique située sur les hauteurs de Tübingen, ville universitaire du Bade-Wurtemberg, où le destin du théologien suisse, ordonné prêtre à 26 ans, et du théologien bavarois Joseph Ratzinger se sont intimement liés pour mieux se séparer.


1966: les deux plus jeunes artisans du concile Vatican II, qui s’est achevé un an auparavant, poursuivent leur réflexion sur l’Eglise du 20e siècle. Küng, doyen de l’université catholique de Tübingen, fait engager "l’érudit Ratzinger" dont il apprécie alors "la pensée éclairée" et "les qualités humaines".

 S’ensuivent trois années d’une intense collaboration durant lesquelles Küng sent poindre le traditionalisme de son acolyte.


La contestation de 1968 aura raison de leur amitié idéologique. Ratzinger retourne en Bavière. Küng embrasse le combat contre la curie romaine et

 "son système rétrograde hérité du Moyen Age".

 En 1970, il conteste, à travers son best-seller Infaillible? Une interpellation, les certitudes pontificales.

Neuf ans plus tard, il est désavoué par Rome, qui lui retire le droit d’enseigner la théologie dans une université catholique.

Depuis, Hans Küng a endossé tous les combats des catholiques progressistes, qu’il relate aujourd’hui dans Mémoires II, une vérité contestée (éd. Novalis-Cerf).

L’Eglise catholique est-elle plus en danger que par le passé?
Beaucoup plus que du temps du concile Vatican II (1962-1965).

 Dans les années 1960 se manifestait un enthousiasme pour l’oecuménisme, le pape Jean XXIII se prononçait pour les droits de l’homme et le renouveau de l’Eglise, ce qui avait donné beaucoup d’espoir aux fidèles mais aussi à toute l’humanité.

 Aujourd’hui, les tensions sont vives au sein même de l’Eglise.

 Les deux derniers papes, Jean-Paul II et Benoît XVI, sont des hommes très conservateurs, soutenus par des conservateurs, qui ont contribué à un retour en arrière. L’enthousiasme a cédé le pas à la frustration.

 Il y a un paradoxe : la majorité des catholiques se sentent aujourd’hui frustrés alors que les cercles conservateurs sont minoritaires, mais ce sont eux qui ont le pouvoir à Rome et dans l’épiscopat.

Un pouvoir centralisé depuis le XIe siècle, un absolutisme pontifical qui bloque toute réforme.

Le pape actuel peut-il corriger cette évolution?
Lorsque Benoît XVI m’a reçu en 2005 pendant quatre heures dans sa résidence de Castel Gandolfo, j’ai vraiment cru qu’il trouverait le chemin pour réformer l’Eglise, à son rythme.

Mais il a prouvé le contraire. Il insiste toujours, comme Jean-Paul II l’a fait, sur la continuité avec la "tradition médiévale".

 Le pontificat de Benoît XVI est celui des occasions manquées et non des occasions saisies

Quelles sont ces occasions manquées?
Pour n’en citer que quelques-unes : le rapprochement avec les Eglises protestantes en autorisant une eucharistie commune, l’accord durable avec les juifs - il parle d’eux comme le peuple déicide [en réalité, Benoît XVI n’a jamais utilisé ce terme] -, le dialogue ouvert avec les musulmans - il a tout de même qualifié l’islam de religion violente et inhumaine -, l’opportunité de venir en aide aux peuples africains dans leur lutte contre la surpopulation par la contraception et par l’utilisation des préservatifs pour lutter contre le sida… Et puis, il encourage le retour à la messe tridentine en latin, à la pratique de l’eucharistie le dos tourné à l’assemblée.

 Ce ne sont en rien des signes d’ouverture.

"Le système actuel est en contradiction éclatante avec le message chrétien"

Quelles pistes préconisez-vous pour donner un nouveau souffle à l’Eglise?
Il est urgent de réformer l’Eglise.

Quand on arrive à une situation où le service divin est déserté, le pastorat dépourvu de moyens, que l’on s’ouvre de moins en moins au monde, on ne peut se contenter de mettre tout sur le dos de Rome. Evêques, prêtres ou laïques, chacun doit apporter sa pierre à la revitalisation de l’Eglise. Aller dans le sens de la collégialité : le concile de Vatican II a décrété que le régime de l’Eglise doit être collégial, une décision qui va dans le sens de l’histoire apostolique puisque Pierre ne faisait rien sans consulter les apôtres.

Mais, au Vatican, on a tout simplement ignoré ce principe.

Les évêques sont devenus des employés de Rome. Il faudrait également prévoir un nouveau mode d’élection des évêques dans lequel le peuple aurait davantage son mot à dire.

 Il n’est plus possible d’avoir

 une Eglise en rupture avec ses fidèles, un fossé entre une hiérarchie aveugle au peuple,

pharisien

 tournée vers un seul homme, le pape, et une base de fidèles qui veulent une Eglise en accord avec les évangiles et la société moderne du XXIe siècle.

Si on donnait davantage la parole à cette base, je suis certain

que l’on abolirait le célibat imposé des prêtres,

 que l’on corrigerait l’encyclique Humanae vitae [publiée par Paul VI en 1968] qui bannit l’utilisation de la pilule, que l’on introduirait une eucharistie commune et que seraient acceptés les divorcés aux sacrements ainsi que l’ordination des femmes.

La levée du célibat des prêtres ferait tout de même débat…
Le système actuel est en contradiction éclatante avec le message chrétien tel qu’il est véhiculé dans la Bible : selon les épîtres pastorales, l’évêque doit être l’homme d’une seule femme et non d’aucune femme.

De même les apôtres, sauf Paul, étaient mariés. C’est au XIe siècle que l’on a instauré cette loi sur le célibat pour le clergé séculier. Avant, c’était un choix libre. Pour les jeunes séminaristes, cette question est douloureuse. C’est terrible d’avoir à hésiter entre servir une communauté et se priver d’une vie de famille et d’une femme. Nous ne manquons pas de prêtres mais de volontaires pour le célibat. Si on levait l’obligation de célibat, des théologiens laïques pourraient être ordonnés prêtres. Le nouveau souffle de l’Eglise viendrait de ces mêmes laïques.

Un nouveau concile est-il nécessaire?
Oui, cela s’impose. Cependant, il ne faudrait pas convoquer les 4.000 évêques du monde mais une assemblée représentative des différents pays, des différentes tendances de l’Eglise pour avoir des débats constructifs.

 Sinon, on tomberait fatalement vers une forme de concile d’applaudissements ! Et je pense qu’il sera difficile de trouver un bon successeur à Benoît XVI parmi l’épiscopat actuel, parce que les évêques suivent presque tous la même ligne romaine.

Il manque de figures originales qui se démarquent de cette ligne.

"Opposition loyale" au Vatican

Vous êtes ouvertement en guerre contre Rome?


Pas en guerre, mais en "opposition loyale"à sa Sainteté.

C’est parce que j’ai de l’estime pour Ratzinger que je m’y oppose. Nous avons des chemins parallèles, nous venons tous deux de familles catholiques conservatrices. Nous avons fait nos études de théologie en même temps.

Nous étions les deux plus jeunes experts conciliaires de Vatican II. En 1968, nos chemins ont divergé. Les mouvements contestataires des étudiants ont profondément choqué Ratzinger. Il est retourné en Bavière et a négocié un tournant de plus en plus conservateur. Il est devenu évêque puis a pris la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

 

Que partagez-vous avec Benoît XVI?
Je partage une grande partie de sa critique sur les dangers du libertinisme moral, du relativisme des valeurs, du consumérisme et du matérialisme.

 Mais je ne vois vraiment pas en quoi l’absolutisme romain peut faire contrepoids à ces problèmes de fond. En fait, nous partageons la même foi, mais pas le même paradigme de la foi.

Il se trouve à l’aise dans la théologie médiévale, moi dans le paradigme postmoderne.

Comment avez-vous vécu le scandale de la pédophilie dans le clergé?
C’est un nouveau coup dur pour l’Eglise catholique.

 Il y a eu trop d’hypocrisie, de laxisme. Pas seulement de la part des prêtres, mais aussi des évêques qui ont couvert ces affaires. Mais la responsabilité ultime incombe au pape lui-même. Joseph Ratzinger est l’homme qui savait : puisqu’il a présidé pendant vingt-quatre ans la Congrégation de la doctrine de la foi, les cas de dénonciation remontaient jusqu’à son bureau. Son épître du 18 mai 2001 qui demandait aux évêques de saisir les tribunaux canoniques et non civils revenait à mettre ces scandales sous secret pontifical.

 Il n’a pas eu le courage de confesser sa faute. Durant la semaine sainte, il aurait dû faire acte de pénitence.

Il a tout de même envoyé un signal fort lors de son voyage au Portugal où il a parlé d’"Eglise pécheresse".


Sa réponse est venue trop tardivement et de manière trop réservée. Ce n’est pas assez fort, cela reste ambigu. On ne sait pas s’il s’inclut lui-même dans cette Eglise pécheresse. J’attends de lui un véritable mea culpa !

Avez-vous encore de l’espoir?
Je ne suis pas pessimiste de nature. La substance du catholicisme restera, peut-être pas la hiérarchie.

L’identification au catholicisme ne doit plus se faire uniquement avec le pape mais avec le curé local, par exemple.

 Il reste heureusement des communautés qui fonctionnent bien, où le curé est bon. ??????????

Ou ça ? en Belgique ????????

Il s’est enfermé depuis trente ans dans cette bulle conservatrice qui l’a coupé de la réalité des hommes.

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